Indycar, les stars des speedways
ETAI

Indycar, les stars des speedways

L’Indycar est une discipline méconnue en Europe. Trop souvent, on la résume à une cousine américaine de la Formule un, voire à une simple copie. Les choses sont évidemment beaucoup plus complexes. L’Indycar ou Champ Car, c’est avant tout une histoire de l’Amérique et de l’automobile en Amérique, avec ses fastes et ses excès, ses héros et ses escrocs. Ses pionniers s’improvisaient pilotes, constructeurs ou organisateurs de courses, souvent presque par hasard.

35,50 TTC

Disponible en stock

Référence : ETAI23307
ISBN : 9782726889930

L’Indycar est une discipline méconnue en Europe. Trop souvent, on la résume à une cousine américaine de la Formule un, voire à une simple copie. Les choses sont évidemment beaucoup plus complexes. L’Indycar ou Champ Car, c’est avant tout une histoire de l’Amérique et de l’automobile en Amérique, avec ses fastes et ses excès, ses héros et ses escrocs. Ses pionniers s’improvisaient pilotes, constructeurs ou organisateurs de courses, souvent presque par hasard. Une voiture devenait une voiture de course, quelques rues devenaient un circuit et un garagiste ou un coureur cycliste devenait pilote. Les 500 miles d’Indianapolis sont la plus ancienne course automobile encore disputée de nos jours. Ce fut d’emblée un événement dépassant le simple cadre sportif. Les premiers pilotes professionnels américains furent des émigrants. Pour eux, la gloire et l’argent apportés par les courses faisaient parties intégrantes du rêve américain. C’était également l’époque des dangereux "boardtracks", des circuits recouverts de lattes de bois. Mais les pilotes considéraient que la mort était le prix à payer pour accéder au sommet. Puis vint la crise de 1929. L’Amérique avait besoin d’oublier ses soucis et Indianapolis fournissait son cortège de belles histoires. Les rapports avec les Grands Prix Européens ont toujours été compliqués. Tour à tour, on divorce, on se réconcilie, on coopère, on se copie mutuellement. Au lendemain de la guerre, Indianapolis récupérait les têtes brulées en mal de sensations fortes depuis qu’ils avaient quitté le cockpit d’un B25 ou d’un P51 Mustang. Sur les circuits, souvent en terre battue, ils forment une fratrie, mais ne se faisaient aucun cadeau. Puis il y eu des Européens, avec de toutes petites voitures à moteur arrière. Ces étrangers, à tout point de vue, triomphèrent. Les Good ol’boys reprirent ensuite le dessus, mais le mal était fait. D’un championnat hétéroclite, avec Indianapolis en point d’orgue, l’Indycar devenait homogène de speedways et surtout il était mieux organisé. Avec l’inflation des primes, il y avait largement de quoi intéresser les pilotes en mal de F1. Indianapolis ne s’est jamais fondue dans le moule et la sécession était prévisible. Il y eu donc en parallèle les renégats de l’Indy Racing League et le CART. Ce dernier a vu trop grand. Le bateau a tangué, puis chaviré. C’est dans ce chaos que Sébastien Bourdais a éclos. Le CART, devenu Champ Car, a fini par se laisser absorber par l’Indy Racing League. Sauf qu’elle avait également souffert de cette lutte fratricide. Elle tente aujourd’hui de trouver sa voie, à l’ombre du NASCAR et de la F1.

Informations complémentaires

Dimensions 285 × 225 mm
Marque

Spécial USA

Langue

Français

Année de parution

2010

Auteur(s)

Joest Jonathan Ouaknine

Editeur

ETAI

Categories
Pages 136