Citroën GS GSA : histoire, modèles et caractéristiques
Quand on parle d’ingéniosité automobile française, la Citroën GS GSA est souvent citée comme l’un des exemples les plus marquants. À une époque où la concurrence peinait encore à marier confort, technologie et aérodynamisme, Citroën levait le voile sur un modèle au design unique, doté de la fameuse suspension hydropneumatique et d’une recherche poussée sur l’efficience. Entre 1970 et 1986, plus de 2,5 millions d’exemplaires sont sortis des chaînes.
Mais au-delà des chiffres, ce sont leurs lignes, leurs choix techniques et leurs nombreuses variantes qui font la richesse de cette double-saga mécanique.
| Élément | Détails & Évolutions |
|---|---|
| Période de production | GS : 1970–1979 GSA : 1979–1986 Total : env. 2,5 millions d’unités (GSA : 576 757) |
| Versions emblématiques |
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| Carrosserie | Berline (4 portes pour GS, hayon 5 portes pour GSA) + Break/Service (familial ou utilitaire) |
| Motorisations principales |
GS : 1015 cm³ à 1220 cm³ (55–59 ch) GSA : 1130 cm³ à 1299 cm³ (jusqu’à 65 ch) GS Birotor : Wankel 1000 cm³, 107 ch |
| Innovations techniques |
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| Dimensions | Longueur : 4120–4195 mm Largeur : 1608–1626 mm Hauteur : 1349 mm Empattement : 2550 mm |
| Performances |
Poids : 900–950 kg Vitesse max : 147–175 km/h selon les versions |
| Design & Évolution |
GS : style pur années 70, 4 portes GSA : modernisation avec hayon, pare-chocs plastiques, tableau de bord redessiné |
| Vu récemment |
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Citroën GS GSA : une histoire construite en deux actes
Naissance de la GS : la berline innovante des années 70
Le 26 août 1970, Citroën présente la GS à son usine de Rennes. Elle sera officiellement montrée au public lors du Salon de Paris quelques semaines plus tard. Pensée pour combler le vide entre la 2CV et la DS, la GS se veut accessible sans renier sur la technique.
Dès sa sortie, elle attire l’attention avec sa ligne aérodynamique (Cx de 0,361) et sa suspension hydropneumatique. L’habitacle épuré accueille un moteur boxer à plat refroidi par air, une technologie rare sur le segment.
En 1971, la GS est élue « Voiture de l’année », un sacre européen qui vient confirmer l’audace du modèle. Le break et la version Service enrichissent la gamme très tôt, en 1971 également.
De la GS à la GSA : une modernisation pragmatique
En 1979, la GS devient GSA. Cette métamorphose s’accompagne d’évolutions majeures : apparition d’un hayon arrière (enfin un coffre vraiment pratique), nouvelle planche de bord inspirée de la CX, boucliers plastiques et suppression des chromes. La gamme se repositionne aussi avec des versions plus différenciées.
La GSA sécurise la fin de carrière du modèle avec un design plus abouti et des équipements plus en phase avec les années 80.
« Une voiture qui absorbait les nids de poule comme un tapis volant, et qui ne consommait pas plus qu’un petit utilitaire. » — Témoignage sur le forum GSAventure, nov. 2023
Citroën GS GSA : panorama des modèles et finitions
Les principales versions de la Citroën GS
- GS Confort : version de base sobre, dotée du moteur 1015 cm³.
- GS Club : finition intermédiaire offrant plus de confort. Moteur de 1220 cm³ à partir de 1972.
- GS Pallas : haut de gamme cossu, sellerie poussée, davantage d’équipements.
- GS Break et GS Service : familiaux et utilitaires, polyvalents et spacieux.
- GS Birotor : modèle à part, motorisation Wankel, 107 ch, production très limitée.
Les évolutions avec la GSA
- GSA Spécial : basique, moteur 1130 puis 1299 cm³ (64 ch).
- GSA Club : finition standard améliorée, sièges tissu, enjoliveurs spécifiques.
- GSA X3 : version plus dynamique, moteur 1300 ECO 65 ch, boîte 5 vitesses, tableau de bord numérique.
- GSA Entreprise : break sans banquette arrière, destinée au transport léger professionnel.
Fiche technique de la Citroën GS GSA
| Caractéristiques | GS | GSA |
|---|---|---|
| Moteurs disponibles | 1015 – 1220 cm³ | 1130 – 1299 cm³ |
| Puissance | 55 à 107 ch | 64 à 65 ch |
| Vitesse max | 147 à 175 km/h | Jusqu’à 165 km/h |
| Longueur | 4120 mm | 4195 mm |
| Cx (aérodynamique) | 0,361 | Jusqu’à 0,318 |
| Suspension | Hydropneumatique (4 roues indépendantes) | |
| Freinage | 4 freins à disque | |
Une silhouette iconique et visionnaire
La GS comme la GSA partagent une philosophie unique du design automobile. Avec ses lignes tendues, ses phares carénés dans la carrosserie, son profil très étudié au service de l’aérodynamique, la Citroën GS GSA a longtemps laissé les concurrents perplexes. Elle optimisait la consommation avant même que cela devienne une priorité globale dans l’industrie.

Citroën GS GSA : dans l’œil des passionnés
Encore aujourd’hui, certains modèles traversent les décennies sans une once de rouille et conservent un comportement routier bluffant. Grâce aux propriétaires passionnés, des GSA reprennent vie, comme en témoigne cette vidéo remarquable :
On y voit une GSA redémarrer après plusieurs mois de sommeil, preuve que la mécanique Citroën peut se montrer endurante et expressive.
Entre collections et usages quotidiens
Au-delà des salons et des musée, certaines GS ou GSA circulent encore chaque jour. Leur simplicité mécanique (hors Birotor) et leur confort en font des voitures appréciées, notamment dans les zones rurales. Par ailleurs, les forums spécialisés comme GSAventure regorgent d’astuces pour les maintenir sur la route.
« On trouve encore des pièces mécaniques, et beaucoup d’entraide entre passionnés… c’est ça qui permet à ma GS Club de rouler tous les dimanches sans broncher ! » — Propriétaire, rencontrée sur un rassemblement en Bretagne
GS Birotor : un ovni mécanique
En 1973, Citroën ose intégrer le moteur rotatif Wankel dans une version spéciale : la GS Birotor. Affichant 107 ch, cette GS avait les performances d’un haut de gamme et un fonctionnement très fluide. Cependant, le choc pétrolier de 1973 et la consommation excessive du moteur Wankel l’ont condamnée rapidement. Moins de 850 unités furent produites, en font aujourd’hui une pièce presque mythique chez les collectionneurs.






